Dans mon billet «Pour qui je vais voter, j'ai parlé de peur. Je trouve cependant que ma propre réflexion était incomplète. Il serait très faux de penser que, demain, quand j'irai voter, ce sera en tremblant de peur.
D'abord, il faut comprendre que la peur, si elle n'est pas agréable à ressentir, n'en est pas nécessairement mauvaise. Comme la colère, c'est surtout dans son expression qu'elle peut être regrettable et non dans son existence même.
Dans ce cas-ci, la peur n'est pas la fin de ma réflexion. Elle se trouve au début, juste après le constat de l'état des choses. Je ne suis pas face à un lion affamé; je suis face à des changements de société déjà entrepris. J'ai du temps pour réfléchir à la marche à suivre. J'ai beaucoup réfléchi dans les quelques dernières années. Mes réflexions ont été nourries par des lectures, des discussions et des discours, et, si je continue à ressentir une certaine peur, je ressents aussi de l'espoir. L'espoir que les choses changent d'une manière qui profiterait à tous.





